Organized by
LogoSchweizerische Gesellschaft für Geschichte
Logo Universität Lausanne
Supported by
Logo Universität Lausanne
Logo Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften
Logo Schweizerischer Nationalfonds
Logo Universität Lausanne
Logo Société Académique Vaudoise
Logo Fondation pour l'Université de Lausanne
Logo Mnémo-Pôle
Logo Fondation Pierre du Bois
Sponsored by
Logo Universitäre Fernstudien
Logo Ville de Lausanne
Logo Canton de Vaud
Logo Schwabe AG

Variations autour du débat sur les délocalisations en Suisse (1945-1990)

Par nature très actives à l'international, les multinationales d'origine helvétique n'en sont pas moins des acteurs à part entière de la vie économique et politique suisse. Depuis les années 1980, dans un contexte de mondialisation intensifiée, les relations que celles-ci entretiennent avec leur "mère-patrie" ont été questionnées dans la sphère publique suisse, notamment au travers du débat sur les délocalisations (Standortverlagerungen). Loin d'être un phénomène nouveau dans le cas suisse, les délocalisations sont quasi concomitantes avec la fondation des premières multinationales au XIXème siècle et il en va de même des discussions sur ces entreprises qui "émigrent" à l'étranger. Une perspective historique permet alors de relativiser le caractère nouveau de ce débat et son lien avec la phase de mondialisation récente.

Dans ma présentation, je propose d'étudier le débat sur les délocalisations depuis 1945 comme un révélateur des relations de pouvoir entre les acteurs concernés (multinationales, employés, autorités, associations patronales, syndicats, etc.). Il s'agit d'étudier à quelles occasions et pour quelles raisons le débat sur les délocalisations ressurgit en Suisse et comment il est thématisé. Par exemple, dans un contexte de "surchauffe économique", les délocalisations sont présentées par les multinationales comme un palliatif au manque de main-d'oeuvre chronique dont elles souffrent pour leur production en Suisse. Du côté syndical, elles représentent un moyen de freiner l'arrivée de nouveaux travailleurs étrangers. Dès les années 1980, la peur des délocalisations et des pertes d'emploi touche la majorité des pays industrialisés. Malgré un marché de l'emploi relativement épargné, l'on assiste aussi en Suisse à une nouvelle polarisation des intérêts et à l'inquiétude grandissante de voir le Standort Schweiz perdre de son importance et sa compétitivité.

ReferentIn


Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt