Organized by
LogoSchweizerische Gesellschaft für Geschichte
Logo Universität Lausanne
Supported by
Logo Universität Lausanne
Logo Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften
Logo Schweizerischer Nationalfonds
Logo Universität Lausanne
Logo Société Académique Vaudoise
Logo Fondation pour l'Université de Lausanne
Logo Mnémo-Pôle
Logo Fondation Pierre du Bois
Sponsored by
Logo Universitäre Fernstudien
Logo Ville de Lausanne
Logo Canton de Vaud
Logo Schwabe AG

Le Parti socialiste suisse face à la puissance des banques : ambivalences des conceptions financières et monétaires sociales-démocrates durant le tournant néolibéral

Depuis les années 1920 et le tournant vers le réformisme, les Socialistes suisses ont fait montre d’une très grande réticence en comparaison internationale à proposer des alternatives à la politique macroéconomique invariablement très libérale mise en œuvre par le gouvernement helvétique et caractérisée par la triade classique « libéralisation financière – stabilité du franc suisse – politique monétaire et budgétaire orthodoxe ». A quel point le degré d’extraversion du capitalisme financier helvétique a-t-il dès lors incité le Parti socialiste suisse à endosser certains principes fondamentaux de l’orthodoxie économique, a priori en contradiction avec son idéologie politique ? Pour apporter un début de réponse à cette question, cette présentation se concentre sur la période allant de la seconde moitié des années 1970 à la première moitié de la décennie suivante. Bien que ce moment soit marqué dans un premier temps par une radicalisation du discours d’opposition au pouvoir bancaire de la part du Parti socialiste, avec l’acuité de la crise économique ainsi que la pression issue des milieux de la Nouvelle gauche, ses dirigeants se tiennent parallèlement à distance du débat entre keynésianisme et monétarisme et ne contestent pas les fondements de la politique financière et monétaire fédérale, dont un des objectifs reste l’expansion de la place bancaire suisse. Rapidement, à partir du début des années 1980, tout en conservant un discours abstrait de teneur anti-capitaliste, ils font en conséquence marche arrière sur leur contestation des banques et adoptent une position ambiguë au sujet de l’attraction des capitaux étrangers par la place financière suisse et le secret bancaire. C’est donc la dialectique entre conceptions économiques et positionnement par rapport au capitalisme financier qu’entend analyser notre contribution.

ReferentIn


Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt