Organized by
LogoSchweizerische Gesellschaft für Geschichte
Logo Historische Institute der Universität Lausanne
Supported by
LogoSchweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften

La « demande médicale » et le pouvoir à la fin de l’Ancien Régime

Les travaux de Michel Foucault et d’Ivan Illich dans les décennies 1960 et 1970 ont accompagné une prise de conscience du fait que le rôle de la médecine dans le passé n’était pas neutre et que les agents de la médecine exerçaient des pressions au-dehors du monde médical, sur les malades et dans la sphère publique. Il est, après les travaux de ces deux auteurs, difficile de penser l’histoire de la médecine sans tenir compte de la notion de pouvoir. La biomédecine affecte, et à l’occasion, conditionne la vie sociale.

Dans les décennies qui ont suivi la publication de ces travaux, les historiens ont œuvré pour interroger les mécanismes de biopouvoir en réalisant des études de cas sur des institutions comme l’hôpital, en décortiquant les pratiques et les stratégies de guérison individuelles et collectives. Ce travail affecte à la fois la connaissance que nous avons de l’identité des acteurs de la santé et la légitimité de l’autorité médicale. Dans le panel proposé, il s’agira de centrer l’attention sur la transition entre le 17e et le 19e siècle, une période qui voit se dessiner à la fois une nouvelle épistémologie, une confiance nouvelle en la capacité de la médecine à soigner et une figure soignante remodelée en fonction d’une déontologie professionnelle. En interrogeant les variables qui permettent d’expliquer ces transformations, force est de constater que les décisions se prennent ensuite de négociations. Ce constat attire l’attention sur la demande médicale, constituée sommairement par les attentes de malades et de non-médecins, que ces derniers soient des décideurs ou des proches de malades. L’espace logique pour aborder ces questions est celui du marché médical. Dans ce cadre, peut-on évaluer la « valeur » de la santé ? Comment rendre compte des transformations que connaît cette valeur dans le temps ?

Les non-médecins sont-ils des acteurs de la montée en pouvoir de la biomédecine ? Les interventions de ce panel seront centrées sur des considérations méthodologiques et aborderont la question de l’espace du marché.

Verantwortung


Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt